Ce dimanche, le monde entier va célébrer la Journée internationale pour les droits de l'homme. En 1948, après avoir été témoins des plus inhumaines tragédies des temps modernes, les nations du monde entier ont réagi de la seule façon qu'ils croyaient appropriée – soit en codifiant leur promesse à l'humanité de respecter les valeurs fondamentales de l'égalité, de la justice et de la dignité humaine. C’est ainsi qu’a été écrite la Déclaration universelle des droits de l'homme. Elle n'était pas une excuse, en soi, mais une reconnaissance des horreurs du passé et une promesse de ne jamais les répéter.
À l’occasion du 40e anniversaire de la Loi canadienne sur les droits de la personne célébré en juillet dernier, la Commission a voulu organiser une conférence non seulement pour souligner 40 ans de progrès dans le domaine des droits de la personne, mais aussi pour porter notre regard sur les difficultés et les opportunités qui s’annoncent pour les 40 prochaines années.
En réponse à l'annonce du gouvernement fédéral d’appuyer le projet de loi C-262 qui assure la pleine mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DDPA), Marie-Claude Landry, présidente de la Commission canadienne des droits, a fait la déclaration suivante
« La Commission canadienne des droits de la personne se réjouit de l’annonce du gouvernement du Canada et la considère comme une autre étape importante pour l’avancement des droits des personnes handicapées au Canada. La Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées est plus qu'un document – c'est un ensemble d'obligations acceptées par le Canada pour promouvoir, protéger et assurer à toutes les personnes handicapées le plein accès à tous les droits humains et libertés fondamentales.
Chaque année, lors de la Journée internationale des droits de l’homme, le Canada célèbre l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme de1948 – la première fois dans notre histoire que les nations du monde entier se sont réunies pour documenter les droits les plus élémentaires inhérents à tous les êtres humains.
Demain, le 28 novembre, la Commission canadienne des droits de la personne présentera à la Cour suprême du Canada ses représentations au nom de la population canadienne qu’elle doit pouvoir utiliser le système de protection des droits de la personne pour lutter contre la discrimination découlant d’une loi fédérale.
Comme tous les Canadiennes et Canadiens, la Commission canadienne des droits de la personne est en deuil, troublée par l'attaque de piétons innocents, hommes et femmes, au nom semble-t’il de la misogynie.
La Commission canadienne des droits de la personne est préoccupé suite à l’adoption récente, par le gouvernement du Québec, du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État interdisant aux personnes qui travaillent dans des organismes publics et à celles qui reçoivent leurs services de se couvrir le visage.
Demain, la Commission canadienne des droits de la personne (la Commission) comparaîtra devant la Cour suprême du Canada afin de défendre le principe que les Canadiens puissent utiliser le système des droits de la personne pour lutter contre la discrimination découlant d’une loi fédérale.
Allocution devant le comité permanent de la Chambre des communes concernant le projet de loi c-65, Marie-Claude Landry, Présidente, Commission canadienne des droits de la personne