Information archivée
Les informations archivées sont fournies aux fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elles ne sont pas assujetties aux normes Web du gouvernement du Canada et n'ont pas été modifiées ou mises à jour depuis leur archivage.
Le 22 août 2017 – Ottawa (Ontario) – Commission canadienne des droits de la personne
Marie-Claude Landry, présidente de la Commission canadienne des droits de la personne, a fait la déclaration suivante :
Les dernières semaines ont été marquées par de nombreuses nouvelles indiquant une montée inquiétante de l’intolérance dans le monde : terrorisme en Europe, manifestations de l’extrême droite aux États-Unis, rassemblements de suprémacistes blancs dans des villes canadiennes et manifestations de groupes organisés contre l’arrivée de réfugiés. Chaque jour, nous voyons dans le monde des événements qui menacent les droits de la personne.
L’année dernière, le 19 décembre 2016, nous avons publié une déclaration de mise en garde dans laquelle on pouvait notamment lire ceci :
« Nous devrions nous inquiéter que tant de Canadiens ne se sentent pas inclus. Que notre plus grande réalisation, notre diversité, est mise à l’épreuve. Elle est mise à l’épreuve par une hausse récente des cas de propagande haineuse et de gestes empreints de violence. Elle est mise à l’épreuve par un discours xénophobe masqué sous le couvert des « valeurs canadiennes ». Elle est mise à l’épreuve par des actes antisémites, islamophobes, racistes, et misogynes qui sont devenus monnaie courante. Nous devons constamment nous rappeler l’histoire et les leçons difficiles qu’elle nous a enseignées, parce que l’histoire est parsemée de ces exemples subtils d’indifférence face à l’intolérance, la source même de la haine, qui ont mené à des conséquences désastreuses. »
Neuf mois plus tard, ces propos évoquent maintenant un sentiment d’urgence. Au moment où la population canadienne a pu voir la haine prendre de l’ampleur ailleurs dans le monde, ici au Canada, la haine a aussi gagné du terrain — favorisée par le silence collectif, bien que l’on commence à voir une certaine mobilisation. Nous devons unir nos voix pour envoyer un message : la force du Canada réside dans sa diversité. Nous ne tolérerons pas l’intolérance. Nous ne devrions pas garder le silence devant la haine et l’intolérance, et nous ne le ferons pas. Le silence nous rend complice.
La haine ne devrait pas échapper à la dénonciation, et la Commission invite les Canadiennes et les Canadiens qui la subissent à aller en parler aux pouvoirs publics locaux, aux organismes provinciaux et territoriaux de protection des droits de la personne, de même qu’à la Commission canadienne des droits de la personne.
Ensemble, faisons en sorte que « Mon Canada inclut tout le monde » demeure une vérité aussi bien aujourd’hui que demain, et non juste un slogan.
Relations avec les médias
613-943-9118