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Le 19 avril 2017 – Ottawa (Ontario) – Commission canadienne des droits de la personne
Dans son Rapport annuel au Parlement 2016 qui vient d’être rendu public, l’organisme national de surveillance des droits de la personne au Canada met en lumière comment on néglige trop d’enfants quand il est question de leurs droits fondamentaux comme la dignité, la sécurité, l’éducation et la préservation des liens familiaux.
« Le meilleur moyen d’en arriver à ce que les droits de la personne deviennent un jour une réalité pour tous et toutes comme promis, c’est de veiller à ce que tous les enfants aient des chances égales de s’épanouir, quelles que soient leurs difficultés personnelles », écrit la présidente de la Commission, Marie-Claude Landry, dans le message d’introduction du Rapport. « Le traitement qu’on leur réserve aujourd’hui déterminera en grande partie le traitement qu’ils réserveront aux autres demain. »
Le Rapport présente cinq jeunes du Canada qui ont raconté leur histoire et celle de leur famille, des histoires personnelles marquées par la discrimination et l’exclusion. Ces histoires sont déchirantes, mais elles représentent aussi des témoignages inspirants de personnes qui doivent se battre pour se faire accepter comme elles sont — des expériences vécues par de trop nombreux enfants du Canada :
Le Rapport annuel de la Commission présente aussi des statistiques à jour quant aux plaintes de discrimination déposées à la Commission et donne un aperçu des mesures prises par la Commission pour appliquer sa stratégie triennale visant à placer « la personne avant tout ».
En 2016, la Commission a reçu 1 488 plaintes de discrimination déposées par des gens espérant faire respecter leurs droits de la personne.
La majorité des plaintes (60 %) déposées à la Commission en 2016 concernaient la déficience.
48 % des plaintes déposées pour le motif de la déficience concernent un problème de santé mentale. Par conséquent, 29% des plaintes totales reçues par la Commission en 2016 concernent la santé mentale.
« Le meilleur moyen d’en arriver à ce que les droits de la personne deviennent un jour une réalité pour tous et toutes comme promis, c’est de veiller à ce que tous les enfants aient des chances égales de s’épanouir, quelles que soient leurs difficultés personnelles. Le traitement qu’on leur réserve aujourd’hui déterminera en grande partie le traitement qu’ils réserveront aux autres demain. » — Marie-Claude Landry, Ad. E., présidente de la Commission canadienne des droits de la personne
« Il faut maintenant aider les jeunes parents en leur donnant du soutien et des occasions d’avancer et non en multipliant les obstacles. » — Cheryl Bruce, dans « Sans soutien »
« Un garçon qui agit comme une fille; une fille qui a l’air d’un garçon manqué — mais qu’est-ce que ça peut bien faire? » — Charlie Lowthian-Rickert, dans « Ça ne regarde personne »
« Il y avait si peu de soutien pour des enfants comme nous. » — Jenna Aitken, dans « Négligés »
« La migration n’est pas un crime. » — Dre Michaela Beder, dans « Derrière des barreaux »
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