La Commission canadienne des droits de la personne est profondément préoccupée et attristée à la lecture de rapports récents qui font état du nombre ne grandissant de personnes en situation d’itinérance décédées au cours des dernières semaines dû à des conditions de vie inadéquates et non sécuritaires.
Le décès de Joyce Echaquan, une femme atikamekw, qui a diffusé en direct les propos racistes, les actes de négligence et l’abus qu’elle a subi alors qu’elle recevait des soins de santé à l’hôpital de Joliette, est un exemple accablant et tragique du racisme et de l’intolérance auxquels les Autochtones continuent de faire face au Canada.
Nous vivons une époque marquée par l’incertitude et les bouleversements. Cependant, au-delà des défis qu’elle nous pose, cette crise présente une bonne occasion de relancer l’économie, de faire en sorte que nos entreprises soient plus solides et de promouvoir le bien-être des personnes qui travaillent, en utilisant des outils qui ont fait leurs preuves. Les mesures de réduction de l’écart salarial en sont un exemple.
Aujourd’hui, pour la première fois, des pays à partout dans le monde soulignent la Journée internationale de l’équité salariale.
Depuis des mois, le Canada fait face à la pandémie de la COVID-19 et les personnes handicapées, leur famille et les aidants subissent encore de façon disproportionnée les effets de cette crise sans précédent. Nous devons en faire davantage pour protéger les droits des personnes handicapées et pour faire en sorte que les consignes de sécurité conçues pour protéger la santé publique ne mettent pas plus à risques les personnes handicapées.
« Aujourd’hui, est une victoire pour les droits de la personne et de la vie privée de tous les Canadiens et toutes les Canadiennes. La Commission canadienne des droits de la personne applaudit la décision rendue aujourd’hui par la Cour suprême du Canada confirmant la constitutionnalité de la Loi sur la non-discrimination génétique introduite en 2017. Ceci signifie que la discrimination à partir de la composition génétique d’une personne demeure illégale à travers le pays et que les personnes au Canada n’ont plus à craindre que les renseignements génétiques puissent un jour être utilisés contre elles.
Le stigmate entourant les problèmes de santé mentale constitue un obstacle majeur qui empêche les gens de demander de l’aide en milieu de travail. Avec plus de 500 000 Canadiens qui s’absentent du travail chaque semaine à cause d’une maladie mentale et environ 51 milliards de dollars chaque année perdus dans l’économie canadienne en raison de maladies mentales, les employeurs et les employés constatent qu’il est nécessaire que les lieux de travail mettent l’accent sur la santé mentale ainsi que la santé physique pour que les milieux de travail soit vraiment holistiques.
La Commission canadienne des droits de la personne félicite le gouvernement du Canada et l'Assemblée des Premières Nations d’avoir atteint une entente pour procéder à la rédaction finale et au dépôt d’une loi donnant aux Premières Nations le contrôle de l’éducation des Premières Nations.
La Commission canadienne des droits de la personne considère la CDPH, qui est entrée en vigueur au Canada en avril 2010, comme un jalon essentiel dans la lutte des personnes vivant avec un handicap pour qu’elles jouissent des mêmes droits et possibilités que tout autre membre de la société canadienne.
Le Rapport renferme les principaux résultats d'une série de tables rondes organisées par la CCDP avec des femmes autochtones de l'ensemble du Canada en 2013. Pendant les discussions, les femmes étaient invitées à parler de leurs expériences. Bon nombre d'entre elles ont évoqué la complexité du processus de plainte, la barrière linguistique, le manque de sensibilisation, le manque de soutien et la peur des représailles parmi les obstacles les empêchant d'utiliser le système de justice pour faire respecter leurs droits de la personne.